
Après Spa en 1959, Mons en 1978 et Gand en 1981 (voir Palmarès des Championnats du Monde Messieurs), Bruxelles accueillait , du 21 à 24 septembre 1995, le 31ième championnat du monde de pétanque : au Palais 12 du Parc des Expositions (Heysel).
Cette année, 65 équipes étaient présentes et représentaient 33 pays.
La Belgique en tant qu'organisatrice, et la France en tant que championne du monde en titre, présentaient chacune 3 équipes. Les autres pays en présentaient deux, parfois une seule.
![]() |
Nos équipes se présentaient comme suit :
|
Jeudi et vendredi, un tour préliminaire se déroulait sous la forme de huit groupes constitués, au sein desquels chaque équipe rencontrait les autres, soit 7 à 8 parties. Les deux premiers de chaque groupe étaient qualifiés pour le second tour.
Samedi, quatre poules de quatre équipes étaient alors formées, chaque équipe au sein d'une poule se rencontrant à nouveau. Les deux premiers de chaque poule étaient qualifiés pour les quarts de finale, celles-ci permettant, en cas de victoire, d'atteindre les demi-finales et enfin la finale du dimanche après-midi.
Pour les équipes ne s'étant pas qualifiées lors du premier tour, une Coupe des Nations était également mise sur pied, servant à établir un classement des nations...
Pour Belgique 3, le parcours pour le titre de champion du monde s'arrêtait dès le tour préliminaire. A leur décharge, il faut signaler que l'équipe vice-championne du monde en titre avait été versée dans le groupe le plus difficile. Elle y subit deux revers, contre la France de Quintais d'abord (future championne du monde), puis dans l'ultime rencontre, face à la formation marocaine de Habchi, Laouija et Elouadi, contre laquelle il suffisait de marquer... six points pour assurer la qualification. Las, exagérément nerveux, les bras des nôtres faillirent, et la partie se termina sur un 13 - 4, synonyme de correction, d'élimination, et surtout de grosse désillusion.
Mais la pression a été trop forte et ils n'ont pas eu les nerfs. Ce qui démontre une fos de plus qu'en pétanque, il faut en permanence garder le contrôle de soi et que la moindre défaillance est utilisée par l'adversaire. A ce niveau-là, cela ne pardonne pas.
Par la suivre, leur parcours dans la Coupe des Nations fut cependant d'un tout autre niveau, l'équipe se baladant littéralement face aux autres éliminés du premier tour, avant d'enlever, en guise de consolation, la finale de cette épreuve de rattrapage, face à la Suisse 2.
Les deux autres équipes belges, par contre, s'étaient extirpées sans trop de difficultés des qualifications, puis des poules de huitièmes de finales. Belgique 2 se comportait même avec un tel brio que l'on se surprit à rêver de finale, mais le tirage au sort se montra impitoyable, en lui offrant Quintais, Suchaud et Le Dantec (encore eux) en quarts de finale. Dans une forme extraordinaire, les français l'emportèrent 13 - 6, malgré les exploits répétés de William Van der Biest, pas encore 18 ans, mais un grand talent en devenir.
Enfin, nos champions nationaux, De Witte, Gerrebos et Hemon, manquèrent complètement leur quart de finale contre le Maroc de Alaoui, Essafri et Moufid : à 2 - 0 en leur faveur, les belges se désunirent, concèdant 2 - 7 en quelques minutes, sans plus jamais par la suite réussir à revenir dans le match.
En conclusion, cette année a donc vu la très nette supériorité de la France (classant ses 3 équipes dans les 4 premières places), et la très bonne tenue du Maroc (responsable de l'élimination de 2 de nos équipes, et se classant 3ième) :
Rendez-vous est à présent fixé à l'année prochaine (1996), à Essen en Allemagne.